Historique
La cathédrale N.D. de la Treille est pourvue de deux orgues :
- l'orgue de choeur, contemporain de sa construction (Cavaillé-Coll, 1869);
- l'orgue récemment installé dans le transept Sud, déménagé du studio 104 de la Maison de la Radio (salle Olivier Messiaen).
Ce dernier est illustré par un site créé par l'organiste titulaire, qui est aussi le promoteur du déménagement.
Inauguration, 1° juin 2008
Mes notes de séance :
Cathédrale ND de la Treille, 16h30: bien remplie. Il est vrai que la nef est courte (à peu près de la même longueur que l'abside, qui est fort longue toutefois), mais les récitals d'orgue attirent ordinairement beaaucoup moins de public. Je n'ai pas fait l'inventaire des organistes présents, d'ailleurs j'en connais fort peu. Il y avait un absent "par principe", mais plusieurs autres, enthousiastes ou hostiles au projet (avec toutes les nuances possibles), étaient venus, ce qui était quand même la moindre des choses dans une ville pas très bien lotie où les inaugurations ne sont pas fréquentes et les orgues qui marchent bien, peu nombreux.
Le transept nord, où l'orgue de choeur est posé sur une estrade, était tout entier occupé par l'ensemble vocal de la Cathédrale, dirigé par Jean Lebon, prêtre qui s'est longtemps dévoué à la musique liturgique, et a composé (et harmonisé) un certain nombre de chants de fort bon aloi que les paroisses du coin daignent prendre en compte, quand toutefois elles regardent autre part que du côté de chez Gianadda. Il y a, parmi les choristes, un certain nombre de visages connus : les habitués des récitals d'orgue, bien sûr. Comme ils sont relativement peu nombreux, on se retrouve presque en famille.
[Note : Jean Lebon est décédé depuis. Espérons que sa musique lui survive.]
La cérémonie a commencé par un flûtiau amplifié servant d'introduction à une petite parabole à deux voix, sur le thème "orgue / organique / organes d'un corps", avec un "fondu enchaîné" vers le chant "nous sommes le corps du Christ". J'avoue abhorrer ces transitions cinématographiques (fade-in, fade-out, cross-fade, etc.), mais soit, elles ne sont pas encore passées de mode. En revanche, la chorale dominait son sujet.
Le titulaire (André Dubois) et l' "assistant" (Hugues Huddlestone) n'ont pas eu le temps de sentir le trac monter trop longtemps, la cérémonie ayant été assez concise. Je mets d'ailleurs "assistant" entre guillemets, ne sachant que penser de ce terme dont on l'affuble : en France, il y a normalement des titulaires, des co-titulaires et des suppléants. D'habitude, un assistant est un tireur de jeux-tourneur de pages. J'espère pour lui, et dans l'intérêt de la musique, que ses droits et devoirs ne se limiteront pas à quelques accompagnements à l'orgue de choeur lors de messes pontificales. Hughes Huddlestone est aussi titulaire de St Maurice dit "des champs", par opposition au grand frère St Maurice "en ville", où Jeanne Joulain (qui fut un de ses professeurs) fut longtemps titulaire. Tiens, je ne l'ai pas vue. J'espère qu'elle était quelque part dans l'assemblée.
Homélie intéressante, par l'archevêque Mgr Ulrich, mentionnant "les éléments" de Jean Féry Rebel, ainsi qu'une... page de bréviaire : tiens, ça se lit encore ?
Bénédiction des grandes orgues "alternatim", comme il se doit, avec pour commencer le choral Lobt Gott, Ihr Christen allzugleich de J.S. Bach sur le plenum sans anches (ni tierces). Sonorité pleine et équilibrée, presque trop sage, et sans aucun de ces petits tuyaux indiscrets qui étaient la "marque de fabrique" de Gonzalez puis Danion. Il est vrai que l'instrument, parfois vanté comme le chef-d'oeuvre de Gonzalez (marketing oblige, et merci pour Bailleul), est passé entre les mains de Bernard Dargassies lorsqu'il était au studio 104. Idem pour le fond d'orgue qui a suivi (aria du concerto en sol mineur), assez "diapasonné-flûté". Puis un Veni Creator (plain chant harmonisé) sur un joli bourdon bien épanoui puis quelques flûtes, suivi par un rossignol incongru après que le dernier bourdon se soit tu. Je pense que ceux qui n'ont jamais entendu un rossignol "ont dû se demander quoi", comme on dit par ichi. Je ne me souviens pas qu'il y en ait eu un à la Maison de la Radio : c'est peut-être un cadeau de Monsieur Klais. D'ailleurs le rossignol s'appelle Nachtigal à la console, ce qui est son nom allemand, à une faute d'orthographe près.
.
Jusque là, rien à signaler en ce qui concerne la présence de la sonorité, au sujet de laquelle certains (pas moi) avaient émis des doutes. La nef est sans doute plus volumineuse que le studio 104, mais elle est aussi bien plus réverbérante, donc la puissance sonore ne s'évanouit pas. Les deux cornets utilisés dans le choral corné (sic, sur le programme) s'épanouissent convenablement, de même que la montre utilisée pour le cantus firmus du choral "ich ruf zu Dir". Quelques problèmes de justesse sur quelques tuyaux de fonds isolés, ce qui n'est pas alarmant. En revanche, le tremblant du récit, mis en action dans le choeur de voix humaine de Lefébure, fait le même bruit que mon lave-vaisselle. La soufflerie est plus discrète que lors de ma dernière visite. Les ouvriers de Klais m'avaient d'ailleurs dit que bôf, quand la cathédrale sera comble, on ne l'entendra pas, ce qui est avéré.
Pour finir les bénédictions, un choral de Krebs sur le demi-tutti, toujours équilibré mais assez brouillé. L'effet rappelle un peu ND de Paris, où l'orgue est d'ailleurs placé très haut, comme à la Treille. Psaume 150, Notre Père, autres chants.
Suivent les discours, à commencer par celui de Patrice Cavelier, secrétaire général de Radio France. [...]. Nos "apprenons" donc que Radio France a dû se séparer de cet instrument, de cet instrument qui fait partie du patrimoine de la France, pour cause de travaux à son siège social [sic].
Courte réponse du vice-président de l'association (qui est propriétaire de l'orgue) au recevoir de la plaque commémorative.
[...] Monsieur Percheron, président du conseil régional, prend à son tour la parole, mais ce discours-là avait de la saveur. Jugez plutôt : d'abord, glorification de Radio France qui, malgré ses embarras financiers, a bradé l'orgue pour un euro. Il est vrai que "les flux financiers ne coulent plus sur la pente de l'intérêt général", ce qui explique lesdits embarras. J'entends ensuite mentionner la "cathédrale régionale de Lille" (sic), que le conseil régional vient sans doute d'annexer ! après la mention du "partage du projet culturel" (le CR ayant financé environ 0,5 M€, soit environ le tiers du montant, il peut revendiquer certains droits), nous nous élevons vers une conclusion Mitterandienne, avec allusion aux forces de l'esprit.
Cette vibrante allocution fur suivi d'une autre, très brève, dont je n'ai pas identifié l'auteur (peut-être l'archevêque en costume de ville), et qui ajouta une exquise citation de Shakespeare : "Je me méfie de tout homme qui n'a pas une musique dans la tête".
Mais place à la musique.
Les organistes étant au ras du sol devant la console mobile, ceints de dizaines de légitimes curieux, il était difficile pour eux de se concentrer. André Dubois joua "choral et fugue" de la 5° sonate de Guilmant, puis Hugues Huddlestone le prélude & fugue sur le nom d'Alain. J'ai écouté l'orgue de différents emplacements, pour toujours arriver au même constat : le son est partout très "enrobé", très (trop) bien assis, et dans une bouillie de réverbération qui brouille les registrations chargées. Basses très présentes, son très volumineux, bons amalgames (au moins par clavier). Rien à voir avec le charivari tranchant du studio 104 pré-Dargassies, tel que j'ai pu l'entendre à la radio (jamais sur le vif, toutefois). Les tirages de jeux sont très discrets (là encore, rien à voir avec le studio 104 pré-Dargassies avec sa "porte de garage qui se referme" à chaque changement de registration). Le tirage de notes est plus audible, celui du GO apparemment : je crains que le vaste plancher du grand corps ne serve de membrane de haut-parleur. Sur le tutti, je sens une pointe de frustration : oui, c'est assez fort, en tout cas bien assez pour moi qui ne suis pas amateur de décibels, mais cela sonne brouillé et comme détimbré. Les anches sont nerveuses (remarquable cromorne du positif, puissant et cruchant), mais ternes ; il leur manque une certaine incandescence. L'absence de buffet, combinée à la réverbération des voûtes en berceau, est sans doute néfaste. Contrairement au Sacré Coeur, les chamades (très discrètes, en fait proches des "petites trompettes" de Gonzalez) ne donnent pas ce supplément d'éclat qui "lie la sauce". La lisibilité de la polyphonie est très inférieure à celle de St Eustache, par exemple, instrument que je ne chéris pas particulièrement mais dont je reconnais les mérites. La conséquence est que les 104 jeux sont surtout là pour la variété des timbres, mais peu aptes aux effets de masse. D'une certaine manière, même le Cavaillé qui sert d'orgue de choeur est plus "net". Mais il a un buffet, et surtout : il est posé à même le sol. Il y a peut-être d'autres raisons importantes : Marcel Dupré, dans les années quarante, espérait retrouver "le secret de Cavaillé Coll" en inventoriant les diamètres que ce dernier donnait aux tuyaux. Le mouvement néo-classique était à peine né que le mythe "Cavaillé" s'installait déjà. Ici l'on peut juger sur pièces.
Récital du 7 juin 2008
J'écris ces lignes à l'issue du récital donné par Winfried Bönig, titulaire de la cathédrale de Cologne. Pendant que celui-ci est en train de dîner avec le titulaire, ainsi que (probablement) Jean Guillou qui est déjà sur place, et une bonne partie des compagnons de chez Klais avec leur chef, je digère une heure de musique.
Elle fut introduite par une assez longue allocution de l'abbé Podevin, dénonçant notamment le baratin dont nous sommes victimes, et rappelant que l'orgue exprime la solidarité du corps et de l'âme. Il dédie ce concert à trois catégories de personnes : les peuples opprimés, les sept prêtres qui seront ordonnés ici fin juin, et quelques musiciens gravement malades.
Après cette digne introduction, un curieux avertissement du titulaire, André Dubois, qui rappelle que les prises de son et photos éventuelles doivent être réservées à un usage strictement privé, que l'orgue est protégé, et sérieusement protégé, "avis à ceux qui s'amusent sur internet avec cette histoire" (ou qqchose comme cela). En fait, on ne trouve pas grand'chose sur internet, concernant cet orgue, trop peu de chose sans doute.
Mais place à l'organiste. J'étais assis dans le transept Nord, au deuxième rang, en face de l'orgue ; pour avoir un peu circulé, c'est peut-être l'endroit d'où l'écoute est la meilleure (je n'ai pas pu essayer la croisée des transepts, bien sûr). Dans le transept sud, c'est plus pittoresque mais totalement déséquilibré : le positif, sous son baldaquin de grand orgue, vous fait presque des confidences, tandis que le récit se transforme en Fernwerk. Le déambulatoire sud est également intéressant, malgré (ou à cause) de l'absence de son direct.
Au commencement était la toccata et fugue en ré mineur. Bönig nous l'offre, fort à propos, dans une registration "à la française" (néo-classique), avec fonds, mixtures et anches ma foi bien dosés. Dans les divertissements de la fugue, on entend de jolies choses (les mutations harmoniques du récit, et - je crois - une discrète cymbale tierce), mais les impressions de l'inauguration se confirment : s'il y a de jolies couleurs, elles sont vites noyées dans de grandes masses plus ternes.
Ensuite, fantaisie en ré mineur de W.A. Mozart. Je ne dirai rien, étant allergique à Mozart, mon objectivité en souffrirait.
Changement de siècle et de style avec le grand choeur dialogué de Gigout. Quoique l'ensemble soit impressionnant (grâce notamment au toucher très ferme et très sec de Bönig qui lui a permis de dompter la réverbération), c'est là probablement le moment le moins réjouissant du récital : une soupe de grand choeur dans laquelle la couleur fait un peu défaut, et sur laquelle surnagent quelques grumeaux de mixtures aigres alla Danion-G. ; à vrai dire c'est la seule fois que ce trait "caractéristique", et qui bientôt sera "historique", se manifesta vraiment.
Après le moins bon, le meilleur (à mon sens): In Paradisum, de Dubois, Théodore s'entend. Un clin d'oeil de l'organiste du jour au titulaire, sans doute (je ne sais pas s'il y a un lien de parenté entre ces deux Dubois). Les jeux de détail (flûtes, voix humaine, voix céleste) sont irréprochables. Les basses traînantes sont, une fois de plus, imputables à l'édifice et nuisent un peu à l'élégance du propos. Pas grave car cette fois elles ne "couvraient" pas.
Les registrations utilisées depuis le dimanche précédent étaient assez convenues, et je commençais à me demander s'il ne fallait pas attendre le récital de Jean Guillou (du lendemain, 8 juin à 17h) pour sortir des sentiers battus. Inutile d'attendre, avec l'hommage à Haendel de Karg-Elert. Je découvrais cette sorte de passacaille (plutôt : variations avec une basse obstinée parfaitement "non thématique", en sol mineur sol-do-fa-sib-mib-la-ré-sol, le tout en quintes descendantes). Pour ces 54 variations, le dompteur Bönig a lâché tous les animaux en folie, y compris les septièmes (à plusieurs reprises), mais a heureusement ramené tout cela au bercail.
Il valait mieux, car la suite était de Widor, qui n'est pas un ami des bêtes curieuses (cf. ses indications de registration). L'allegro cantabile de la 5°, là encore sans reproche si ce n'est que l'anche du récit n'avait pas la poésie d'un simple hautbois (pas sûr d'avoir bien entendu, mais j'avais l'impression de hautbois + trompette + des fonds, avec un son pas très "focalisé" et quelques battements). Bönig a enchaîné immédiatement avec la toccata de la même symphonie. Le tempo était relativement modéré (certainement pas plus vite que sur la partition version 1903 - noire à 118 - je dirais plutôt 110, mais ma mémoire me trompe peut-être). Le problème était ailleurs : la console mobile avait été placée pour la circonstance au débouché de la nef, près du pilier NO de la croisée des transepts, et le retard acoustique conséquent a semblé gêner l'interprète (avec les accords répétés à la mg et le staccato à la md, cette pièce rend plus sensible les décalages - faites-en vous-mêmes l'expérience). Lors de la reprise du thème en octaves à la pédale, les mains n'étaient plus que confusément audibles, nouvelle manifestation des effets de la réverbération, qui n'ont pu être complètement corrigés par les retouches d'harmonie de la maison Klais (s'il a pu y en avoir, elles étaient très prudentes).
Un premier "bis" : toccata improvisée sur le petit Quinquin ! avec un intermède calme dans lequel l'organiste s'est heureusement rappelé que le "Petit Quinquin", avant de devenir l'hymne régional que l'on sait, était une berceuse, pardon, eun' canchon dormoire.
Un second "bis": sauf erreur de ma part, il s'agissait de la fanfare de Lemmens. Assis sous le positif, j'ai pu entendre un peu plus de couleur que dans le transept nord. C'est peut-être l'esprit vengeur de Cavaillé qui y souffle (comment ! un million et demi d'euros dépensés, et pas un sou pour mon instrument classé MH qui marche depuis plus d'un siècle !).
L'assistance était fort nombreuse (nef et transept nord combles). Beaucoup d'organistes locaux et de facteurs (pas seulement la "famille" Klais) étaient au rendez-vous, à part un boudeur (toujours le même) et un distrait (il pensait que c'était le soir...). Pourtant les dépenses de publicité étaient suffisantes. Je m'étais inquiété de ne pas voir Jeanne Joulain, qui n'aurait manqué l'événement qu'en cas de grave accident de santé. On m'a rassuré, et doublement : oui, elle était là dimanche dernier, sans aucun doute. Oui, elle aurait dit à un collègue : dommage qu'il y avait un mi bémol faux, là. Il y avait en effet un malheureux tuyaux (sur 7000) qui était un peu à côté, et il a fallu qu'elle l'entende... tu es organista in aeternum.
Récital Jean Guillou
Jeanne Joulain était présente, cela va sans dire. Moi aussi. Je n'ai pas pris de notes, car ce n'était pas le moment, et je rédige ce petit complément près de deux ans plus tard. Les "tableaux d'une exposition" ont montré cet orgue sous son meilleur jour possible. Rétrospectivement je pense que là est le problème.
Enregistrements
Voir sur le site du titulaire.
Vous trouverez sur le site du label Solstice (François et Yvette Carbou) ce qui est peut-être l'enregistrement le plus fascinant de cet orgue, à savoir l'oiseau de feu et Petrouchka de Stravinsky par Pierre Pincemaille. Cet enregistrement confirme à mon sens deux choses :
1 - la "musique russe" est, de manière inattendue, le répertoire de prédilection de cet orgue.
2 - cet orgue était sans doute mieux adapté à l'acoustique sèche du studio 104 (salle Olivier Messiaen). L'intention de Klais de ne pas altérer le travail d'harmonisation de la maison Danion-Gonzalès, puis de Bernard Dargassies, alors même que les conditions acoustiques ont radicalement changé, n'a pas donné un résultat optimal.
Mon enthousiasme concernant cet enregistrement est partagé, cf. ce blog, par exemple. Le plaidoyer pour la présence d'orgues dans les salles de concert est aussi convaincant, au contraire du rejet de la réalisation d'instruments dans différents styles (historiques ou, ce que l'on oublie souvent, géographiques). Mais c'est une autre histoire.
Photos
Grand Orgue
Comme le titulaire a déclaré publiquement, devant la cathédrale comble, que l'image de l'orgue était protégée, très bien protégée, et qu'il ne fallait pas s'en amuser sur internet, je ne peux que renvoyer vers le site qu'il a créé.
Les récents travaux de consolidation ont conduit à l'édification d'échafaudages provisoires que l'on aurait pu souhaiter définitifs. En effet, ils contribuent au style de la façade post-industrielle de N.D. de la Treille et, pour ainsi dire, le subliment. Jugez-en vous-même. J'ai dû flouter la façade du positif car l'image de N.D. de la Treille est protégée, très bien protégée, cf. plus haut.

Quant à l'esthétique résultant de cette addition provisoire, le plagiat de l'orgue Seifert de Duisburg-Rheinhausen (Friedenskirche) est une accusation parfaitement infondée. La preuve :

Après que les activités de l'orgue furent placées, pendant de longs mois, sous le signe de la ceinture, nous voici maintenant dans celui de la bretelle. La pose de bretelles a en effet permis de faire disparaître les barrières de sécurité. Ô miracle, les barrières ont aussi déserté le parvis.

Orgue de choeur
Historique
L'orgue a été livré par la manufacture Cavaillé Coll le 17 août 1869.
Composition
La composition d'origine (quelque peu altérée depuis) était la suivante, selon la somme de Jesse Eschbach :
| I - Grand Orgue | II - Récit expressif | Pédale empruntée |
|---|---|---|
| Bourdon 16 | Viole de gambe 8 | Soubasse 16 |
| Principal 8 | Voix céleste 8 | Basse 8 |
| Bourdon 8 | Flûte octaviante 4 | Basson 16 |
| Flûte harmonique 8 | Basson 16 | Trompette 8 |
| Prestant 4 | Trompette 8 | |
| Plein-jeu [ II-] V | Voix humaine 8 |
Manuels : 56 notes ; pédale : 30 notes. Pédales de combinaison :
Orage ; Tirasse GO ; Tirasse R ; Copula Récit / GO ; Trémolo R ; Expression GO ; Expression R
État
Moyen. Cela marche, mais avec une sonorité quelque peut étouffée, par la poussière sans doute - le plein-jeu est à la limite de l'audible et ne ressemble pas à la production de ce facteur. La mécanique (sans Barker) est assez lourde. Un dépoussiérage et un réglage auraient été mérités, d'autant plus qu'il sert plus souvent que le grand orgue...
Photos
Voir les photos sur cette page.
Retour
à la page "Orgues à Lille (+ environs)"